Holding patrimoniale et SPFPL

Deux structures voisines, deux usages distincts : la société de participations financières de professions libérales pour détenir des titres d’officine, la holding patrimoniale pour capitaliser après la cession.

Escalier d’honneur, image des étages d’une structure

Structuration

La bonne structure dépend de ce que vous conservez


La société de participations financières de professions libérales est conçue pour détenir des participations dans des sociétés d’exercice libéral. Pour un pharmacien, elle a du sens si vous conservez une participation dans une officine, si vous accompagnez l’installation d’un repreneur ou d’un enfant, ou si vous détenez des parts dans plusieurs structures d’exercice.

Si vous avez cédé la totalité de votre officine et réinvestissez hors du secteur, c’est une holding patrimoniale de droit commun — société à l’impôt sur les sociétés — qui est généralement adaptée. Elle permet de capitaliser à la fiscalité des sociétés, de loger des actifs de rendement et de préparer la transmission par donation des titres.

Dans les deux cas, le point sensible est le même : les liquidités logées dans une société n’appartiennent pas à votre patrimoine privé. Leur sortie, sous forme de dividendes ou de réduction de capital, est fiscalisée. La structure se justifie si vous capitalisez ; elle pèse si vous avez besoin du revenu.

  • Une analyse comparée : détention en direct ou via une société
  • Le chiffrage du coût réel de sortie des liquidités
  • La préparation de la transmission des titres dès la constitution
  • La coordination avec votre expert-comptable et votre avocat

Dans le détail

Arbitrer entre direct et société


Les deux voies

CritèreDétention en directVia une société à l’IS
Fiscalité des revenus du capitalPrélèvement forfaitaire unique ou barèmeImpôt sur les sociétés, puis imposition à la distribution
CapitalisationFiscalisée au fil des arbitrages hors enveloppes dédiéesEfficace tant que les sommes restent dans la société
Besoin de revenus personnelsImmédiat et sans frottementNécessite une distribution, fiscalisée
TransmissionDonation des actifs eux-mêmesDonation des titres, éventuellement démembrée, souvent plus souple
FormalismeAucunComptabilité, assemblée, déclarations

Une structure n’est pas un objectif

Créer une société après la cession ne fait pas disparaître l’impôt déjà dû sur la plus-value : l’effet de levier fiscal se joue avant la vente, par l’apport des titres.

Après coup, la société reste utile pour capitaliser et transmettre, mais elle doit être justifiée par un usage réel, et non constituée par principe.

Questions fréquentes

Vos questions


Non : une société ne peut pas souscrire d’assurance-vie. Elle souscrit un contrat de capitalisation, qui en est l’équivalent pour les personnes morales.
Au contraire, elle la facilite souvent : les titres se donnent par fractions, se démembrent et permettent d’organiser la gouvernance entre plusieurs enfants.

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